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Sept grands principes pour le leadership en sécurité ont été édictés par l’Institut pour une culture de sécurité industrielle (ICSI) (1-3).
Ils sont adaptables au secteur de la santé (4). Ils ne s’adressent pas uniquement à vous en tant que manager de haut niveau, mais à tous les niveaux de management de votre établissement. Des ressources existent d’ores et déjà pour les développer (cf rubrique 4 ci-dessous et Pour en savoir plus) :
- Créer la vision de la sécurité,
- Partager la vision de la sécurité,
- Être crédible,
- Donner à la sécurité la place qui lui revient dans les arbitrages,
- Être présent sur le terrain pour : observer, écouter, communiquer efficacement,
- Favoriser l’esprit d’équipe et la coopération transversale,
- Reconnaître les bonnes pratiques et appliquer une sanction juste.
Si vous êtes le garant de la création de la vision de la sécurité des soins dans votre établissement (2,5), qui doit être partagée, commune, et déclinée à tous les niveaux, il appartient également aux managers de proximité de décliner leur vision, ajustée à la vision globale mais plus opérationnelle et plus proche du terrain. En établissement de santé, cette vision globale est inscrite dans le projet d’établissement et le projet médical, et les orientations prioritaires sont précisées dans la politique qualité et sécurité des soins (6). Les attendus de votre rôle en tant que leader, pour créer la vision, selon l’ICSI, sont concordants avec les attendus du référentiel de certification des établissements de santé (« La gouvernance fait preuve de leadership »)(7-9) : réaliser et partager un état des lieux du niveau de sécurité, imaginer la situation future souhaitée collectivement, décliner cette vision en axes de changement, se mettre d’accord sur des objectifs réalistes et limités, préciser clairement les attitudes et comportements attendus, se sentir personnellement engagé dans la transformation de la culture de sécurité.
Ce qui vous engage le plus en tant que manager de haut niveau est le partage de cette vision. Ce partage nécessite de la coopération avec l’ensemble des parties prenantes : Président de CME, directeur des soins, encadrement de proximité, équipes qualité-gestion des risques et usagers/patients, afin de susciter l’adhésion et l’implication de tous les professionnels et des usagers/patients. Différentes opportunités existent dans nos établissements de santé pour communiquer et partager votre vision (cf Pour en savoir plus). Parmi elles, les rencontres sécurité ont pour objectif de démontrer à vos collaborateurs votre implication dans la sécurité des soins (10). D’une manière générale, votre présence sur le terrain, comme celle de vos collaborateurs managers de proximité, est indispensable pour appréhender la réalité des soins dispensés et le niveau de sécurité des soins. Cela nécessite de sanctuariser du temps dans l’agenda pour le faire (11-13).
Le quatrième principe est de donner à la sécurité la place qui lui revient dans les arbitrages. Il s’agit en particulier dans nos établissements de définir explicitement des critères de « no-go », afin de définir la barre en dessous de laquelle la sécurité des patients est engagée, où la balance bénéfice risques des soins s’inverse (14-16). Il s’agit également de mettre en place des stratégies adaptatives pour répondre aux pressions (17). Pour contribuer aux arbitrages, vous pouvez vous appuyer sur les résultats des enquêtes de mesure de la culture de sécurité des soins menées auprès des professionnels.
Il s’agit également de bien communiquer, quelles que soient les circonstances, sur la sécurité des soins, et pour être crédible et exemplaire, de vous appliquer à vous-même ce que vous exigez de vos collaborateurs. Cela peut nécessiter de la formation et/ou de l’accompagnement pour vous-mêmes ou vos collaborateurs, ce qui est préconisé dans le référentiel de certification (7-8).
En tant que manager de haut niveau, il vous appartient aussi de favoriser l’esprit d’équipe et la coopération transversale, de créer le climat/ les conditions nécessaires à un travail en équipe efficace : favoriser la confiance, la coopération, la conscience de la situation partagée au sein des équipes et entre les équipes, être vigilant aux interfaces… Il s’agit également d’encourager le dialogue, et les espaces d’échanges collectifs comme les espaces de débats sur le travail (12 ; 18-19).
Enfin, pour favoriser la confiance, vous devez instaurer une culture juste : créer les conditions de confiance qui vont favoriser la déclaration des événements indésirables et le retour d’expérience qui découlera de leur analyse, mais aussi de définir quels types d’erreurs ne sont pas acceptables, quelles sont les sanctions appropriées dans ces situations, et de les appliquer à tous de la même manière (20). La culture juste ou équitable correspond au système disciplinaire qui soutient le mieux la sécurité (Webinaire « La Culture juste : un véritable levier pour faire progresser la sécurité des soins »). En parallèle, il est important de reconnaître les bonnes pratiques de sécurité, afin de valoriser ces comportements de sécurité, ce qui n’est encore que trop rarement réalisé. Pour que tout cela fonctionne, la sensibilisation, voire la formation de l’ensemble des professionnels et toute la ligne managériale à ces principes est fondamentale, afin que chacun comprenne comment sont prises les décisions pour qu’elles apparaissent justes aux yeux de tous.
En situation de crise, ou dans les environnements très incertains/à risques de nos établissements de santé (Blocs opératoires, services d’urgences, trauma centers, services de soins aigus…), ces principes sont à adapter (21-22). Dans ces conditions, il vous appartiendra plutôt de :
- Faire émerger une vision commune, plutôt que de créer une vision de la sécurité,
- Créer les conditions d’un leadership beaucoup plus partagé et d’une vigilance partagée,
- Mobiliser les collectifs, dans les équipes et entre les équipes,
- Naviguer avec une boussole, plutôt qu’avec une carte, et requestionner en permanence le chemin,
- Renforcer les arbitrages prudents et renforcer la communication des arbitrages, notamment sur quels critères et valeurs ont été rendus les arbitrages,
- Conserver des repères essentiels et des valeurs comme guide d’action,
- Aller encore plus sur le terrain.
Les éléments présentés dans la rubrique suivante (2. Outils d’évaluation) vous permettront de vous évaluer sur ces différents principes et d’élaborer un plan d’amélioration pour le leadership en sécurité dans votre établissement. Pour aller plus loin, vous pouvez vous référer à la fiche « Pour en savoir plus » ci-dessous. Des retours d’expériences d’établissements de la région sont disponibles en rubrique 3. Les références citées dans cette synthèse et dans la fiche « Pour en savoir plus » sont listées dans la rubrique 4. Les ressources à télécharger figurent en rubrique 5 en bas de page.
Pour en savoir plus
Points de repères – Le leadership en sécurité des soins : Et vous, vous en êtes où ?
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Plusieurs outils sont disponibles pour vous évaluer sur ces différents principes, et élaborer un plan d’amélioration pour développer votre leadership et celui de vos équipes.
Ils sont répartis en trois catégories :
- Évaluer votre leadership en regard des principes préconisés,
- Évaluer la perception de votre leadership par les professionnels de votre structure,
- Évaluer la stratégie mise en œuvre.
Il vous appartiendra de choisir l’outil le plus approprié à vos objectifs.
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- Quelle mobilisation des managers de haut niveau des établissements de santé pour la sécurité des soins ? Expérimentation en Pays de la Loire :
- Mobilisation du management de haut niveau dans un établissement de santé du Maine et Loire : animation de collectifs et maintien des temps à la réflexion
retour d’expérience d’un établissement de santé du Maine et Loire
- La gestion de crise, un révélateur des freins et leviers pour le leadership des managers de haut niveau pour la sécurité des soins : retour d’expérience dans un CH du Maine et Loire
- Les rencontres sécurité des soins, un outil pour le top management ? Séminaire Partageons nos expériences pour la sécurité des soins, juin 2019.
- Les rencontres sécurité des soins : voir grand mais démarrer petit ? Retour d’expérience d’un CH ligérien.
- La culture juste : retour d’expérience de l’ADAPEI 44
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- Groupe de travail « Leadership in safety ». Leadership en sécurité : pratiques industrielles [Internet]. Toulouse: Institut pour une culture de sécurité industrielle; 2011 [cité 31 juill 2023]. 104 p. (Cahiers de la sécurité industrielle). Disponible sur: https://www.icsi-eu.org/publication/leadership-securite
- ICSI. L’essentiel du leadership en sécurité. [Internet]. Institut pour une culture de sécurité industrielle; 2022 [cité 31 juill 2023]. Disponible sur: https://www.icsi-eu.org/publication/essentiel-leadership-securite
- ICSI. Paroles d’experts. Les 7 principes du leadership en sécurité avec Ivan Boissières. [Internet]. ICSI – Safety Academy; 2017 [cité 31 juill 2023]. Disponible sur: http://safetyacademy.icsi-eu.org/idea/details.aspx?i=1478
- HAS. La sécurité des patients. Mettre en œuvre la gestion des risques associés aux soins en établissement de santé. Des concepts à la pratique. [Internet]. Haute Autorité de Santé; 2012 [cité 31 juill 2023]. Disponible sur : https://www.has-sante.fr/jcms/c_1239410/fr/mettre-en-oeuvre-la-gestion-des-risques-associes-aux-soins-en-etablissement-de-sante
- ICSI. L’essentiel de la culture de sécurité. [Internet]. Institut pour une culture de sécurité industrielle; 2017 [cité 31 juill 2023]. Disponible sur: https://www.icsi-eu.org/culture-securite
- HAS. Les déterminants de la qualité et de la sécurité des soins en établissement de santé. Haute Autorité de santé; 2022. 122 p.
- HAS. Certification des établissements de santé pour la qualité des soins. Version en cours. [Internet]. Haute Autorité de Santé; 2024 [cité 14 avril 2025]. Disponible sur : https://www.has-sante.fr/jcms/r_1495044/fr/mettre-en-oeuvre-la-certification-pour-la-qualite-des-soins
- HAS. Evaluation de la gestion du leadership, des équipes et de la qualité de vie au travail selon le référentiel de certification – fiche pédagogique. [Internet]. Haute Autorité de Santé; 2024 [cité 14 avril 2025]. Disponible sur : https://www.has-sante.fr/jcms/r_1495044/fr/mettre-en-oeuvre-la-certification-pour-la-qualite-des-soins
- QualiREL Santé. #2 Web 45 minutes de décryptage sur l’Évaluation de la gestion du leadership, des équipes et de la qualité de vie au travail [Internet]. 2021. Disponible sur : https://www.qualirelsante.com/ressource/les-45-minutes-de-decryptage/
- Rencontres sécurité : un partenariat entre les équipes et la gouvernance [Internet]. Haute Autorité de Santé; 2018. Disponible sur : https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2018-12/guide_methodologique_et_outils__rencontres_securite_un_partenariat_entre_les_equipes_et_la_gouvernance_novembre_2018.pdf
- Detchessahar M. L’entreprise délibérée. Nouvelle cité; 2019. 290 p.
- Edito | Nouveaux modèles de management pour la promotion de la qualité et de la sécurité des soins | Risques & qualité [Internet]. [cité 8 août 2023]. Disponible sur : https://www.risqual.net/actualite/edito/edito-nouveaux-modeles-de-management-pour-la-promotion-de-la-qualite-et-de-la-securite-des-soins
- Claris O. Mieux manager pour mieux soigner. Améliorer le management et la gouvernance hospitalière. [Internet]. Ministère des solidarités et de la santé; 2021 [cité 7 août 2023]. Disponible sur: https://www.mnh.fr/actualite/mieux-manager-mieux-soigner-guide
- Amalberti R. Piloter la sécurité. Théories et pratiques sur les compromis et les arbitrages nécessaires [Internet]. Cachan: Lavoisier; 2012. 152 p. (Hors collection). Disponible sur : https://www.cairn.info/piloter-la-securite–9782817803685.htm
- Amalberti R, Vincent C. Managing risk in hazardous conditions: improvisation is not enough. BMJ Qual Saf. janv 2020;29(1):60‑3.
- Vincent C, Amalberti R. Safer Healthcare [Internet]. Cham: Springer International Publishing; 2016 [cité 6 sept 2019]. Disponible sur: http://link.springer.com/10.1007/978-3-319-25559-0
- Page B, Irving D, Amalberti R, Vincent C. Health services under pressure: a scoping review and development of a taxonomy of adaptive strategies. BMJ Qual Saf. 29 nov 2023;bmjqs-2023-016686.
- Ghadi V, Liaroutzos O. De quels espaces de discussion les établissements de santé ont-ils besoin ? Rev Cond Trav. mai 2016;(4):57‑65.
- Ughetto P. Des transformations de la matérialité du travail aux expérimentations d’espaces de discussion ou de dialogue. Rev Cond Trav. (2):106‑13.
- Reason J. A decision tree for determining the culpability of unsafe acts. In: Managing the risks of organizational accidents. Hampshire, England: Ashgate publishing limited; 1997. p. 209.
- Weick KE, Sutcliffe KM. Managing the Unexpected. Resilient Performance in an Age of Uncertainty. Jossey-Bass. 2007. 208 p.
- L’impact de la crise COVID sur l’évolution des concepts et pratiques en gestion des risques dans les établissements de santé. [Internet]. 2021 [cité 9 août 2023]. (Webinaire Communauté de pratique francophone de l’IsQUA/PAQS). Disponible sur : https://www.youtube.com/watch?v=mw1dB5lqx6A
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Pour en savoir plus :
Points de repères – Le leadership en sécurité des soins : Et vous, vous en êtes où ?
Publications :
Outils :
- Le leadership en sécurité des soins : Et vous, vous en êtes où ? Document issu de l’ICSI et adapté par QualiREL Santé
- Outil QualiREL Santé élaboré à partir de la fiche 6 du guide HAS 2012 Gestion des risques en établissement de santé. A paraître.
Modifié le 31 mars 2025
Objectif(s)
La CSRA des Pays de la Loire et QualiREL Santé propose un projet innovant, sur une durée de 3 ans, ayant pour objectif de mesurer et promouvoir l’apport du rôle des représentants des usagers dans l’amélioration de la qualité des soins et la sécurité des patients au sein des établissements de santé. Il s’agit d’une étude prospective sur 3 ans avec une mesure avant et une mesure après, et un suivi d’indicateurs auprès d’une cohorte de représentant des usagers volontaires. Un projet alliant appui, partage d’expériences et étude d’impact !
Projet en partenariat avec France Assos Santé Pays de la Loire
Pilotage
- BIRON Antoine – Tel : 02.40.84.69.30 – Mail : contact@qualirelsante.com
- TERRIEN Noémie – Tel : 02.40.84.69.30 – Mail : contact@qualirelsante.com
- LEDUC Pauline (CRSA) – Tel : – – Mail : p.leduc@uriopss-pdl.fr
Présentation
Composition du comité de pilotage régional
CRSA PDL :
- Marie-Christine LARIVE, présidente de la commission spécialisée Droits des usagers
- Pauline LEDUC, chargée de missions
- Marc SCHOENE, président de la commission spécialisée Prévention
QualiREL Santé :
- Antoine BIRON, chargé de missions
- Soraya MOHAMED BEN ALI, patiente partenaire
- Noémie TERRIEN, coordonnateur-responsable
France Assos Santé PDL :
- Stéphanie LE BRAS, coordinatrice régionale
- CTS 49 conseil territorial de santé
- Jean-Claude GRANRY
- Dominique PASSEDOIT

Les replays disponibles
Les replays de présentation du projet et de présentation de la mesure initiale sont disponibles sur notre chaine YouTube.
Documents à télécharger
Créé le 22 décembre 2021, modifié le 26 août 2022
Résumé
Les premiers résultats de la campagne d’évaluation de l’accès aux soins des personnes en situation de handicap, déployée sur la région entre mars 2021 et décembre 2022, sont disponibles en bas de cette page. Dix huit établissements sont engagés.
Le premier numéro livrable, sous forme de synthèse et de ressources disponibles, est entièrement consacré aux résultats régionaux du diagnostic organisationnel. Les établissements engagés reçoivent en complément de leur rapport individuel, le rapport régional complet.
Le deuxième numéro est paru en août 2022 et présente un thésaurus des points forts et des actions d’amélioration issus du diagnostic organisationnel ainsi que les profils et les parcours sélectionnés pour l’évaluation des pratiques professionnels et le recueil de l’expérience patient.
Auteurs



Liste des fichiers à télécharger
Créé le 27 mars 2025
Résumé
Chaque année, un bilan annuel des signalements traités en RRSS et des appuis effectués est réalisé par la Mission EIGS afin d’orienter et d’enrichir les axes de travail de QualiREL Santé au plus près des besoins des structures de santé.
Bilan EIGS 2024




Tous les bilans EIGS
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Bilan EIGS 2024
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Bilan EIGS 2023
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Bilan EIGS 2022
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Bilan EIGS 2021
Créé le 25 septembre 2023, modifié le 7 décembre 2023
Contexte lié à l'outil
Accompagner les managers et les professionnels de terrain dans le domaine de la qualité et la sécurité des soins est notre mission au sein de QualiREL Santé, Structure Régionale d’appui (SRA) à la qualité des soins et la sécurité des patients des Pays de la Loire.
Alors que la gestion des évènement indésirables associés aux soins est investie depuis de nombreuses années en santé, elle se développe dans les structures médico-sociales, dont les Services Autonomie à Domicile. Les attendus de la Haute Autorité de Santé au sein de son référentiel (nouveau dispositif d’évaluation) pour les établissement et services sociaux et médico-sociaux [1], ses recommandations [2] ainsi que les évolutions réglementaires dans le domaine de la sécurité des soins, et plus particulièrement la gestion des Evènements Indésirables Grave associés aux Soins (EIGS) [3], s’avèrent de véritables leviers pour instaurer une dynamique de structuration dans les structures médico-sociales.
Forte d’une première expérience avec la création d’un kit pour l’Amélioration de la Gestion des Evènements indésirables en EHPAD e-kiPAGE en 2017 et du dynamisme de sa Communauté de Pratiques Services de Soins Infirmiers à Domicile (rebaptisé Services Autonomie à Domicile en juillet 2023 [4]) ; QualiREL Santé a engagé une adaptation du kit e-kiPAGE au contexte des Services Autonomie à Domicile (SAD) dès 2020 pour aboutir à ce guide.
[1] Décret n° 2022-695 du 26 avril 2022 modifiant le décret n° 2021-1476 du 12 novembre 2021 relatif au rythme des évaluations de la qualité des ESMS
[2] L’analyse des évènements indésirables associés aux soins (EIAS) : mode d’emploi ; guide méthodologique ; Haute Autorité de Santé ; 2021
[3] Décret n° 2016-1606 du 25 novembre 2016 relatif à la déclaration des événements indésirables graves associés à des soins et aux structures régionales d’appui à la qualité des soins et à la sécurité des patients
[4] Décret n°2023-608 du 13 juillet 2023 relatif aux services autonomie à domicile mentionnés à l’article L.313-1-3 du code de l’action sociale et des familles et aux services d’aide et d’accompagnement à domicile relevant des 1e et 16e du I de l’article L. 312-1 du même code. Annexe 3-0 Cahier des charges paragraphe III- Accueil et accompagnement de la personne.
Objectif(s)
Il est destiné aux managers (directeur, responsable de service, encadrant, responsable de coordination) pour les accompagner dans la conduite de projet de structuration d’une démarche de gestion des évènements indésirables associés aux soins et actes d’accompagnement en SAD.
Description
1. Ce guide se compose de 4 chapitres :
« Aborder la culture de gestion des risques »,
« Le pilotage de la démarche de gestion des EIAS »,
“Le virage de bord pour l’analyse d’un évènement indésirable”,
« Le mode croisière pour faire vivre la gestion des EIAS« ,
correspondant à des étapes différentes de structuration de votre démarche et proposant des clefs de repères et des outils opérationnels et pédagogiques (tous accessibles sur le site internet de QualiREL Santé).

2. Les Outils de structuration

3. L’outil d’évaluation des EIAS adapté à la méthode des Tempo Dom’©

4. Les Outils de communication
Les outils de communication sont téléchargeables au bas de cette page, sauf l’escape game qui est disponible sur une page internet dédiée, cliquez ici.



5. Les e-learning
E-learning de SENSIBILISATION des professionnels à la déclaration des évènements indésirables :
e-learning de STRUCTURATION d’un système de signalement des évènements indésirables :
Le 3ème e-learning ANALYSE est partie intégrante du DEUXIÈME volet
Liste des fichiers à télécharger
Créé le 18 juillet 2022
Contexte lié à l'outil
De nombreuses études ont montré que les personnes présentant des troubles mentaux décédaient plus que la population générale. Deux méta-analyses réalisées en 1998 par Harris[1] et en 2010 par Lawrence[2] recensent respectivement 152 et 85 articles rapportant une surmortalité chez ces patients. En France, une étude menée par Charrel et al. montre que les patients hospitalisés en psychiatrie ont 4 fois plus de risques de décéder que la population générale (et un risque presque 14 fois plus élevés chez les 18-34 ans)[3]. Cette étude montre que les causes des décès sont variées. Les causes externes (suicides, accidents…) sont à l’origine d’environ un tiers des décès, avec une part plus importante chez les sujets jeunes. Mais les décès de cause « naturelle » représentent environ 60% des décès observés, avec là aussi un risque de décès majoré par rapport à la population générale.
Parmi ces décès, une part importante est en lien avec une mort subite : mort naturelle survenant de façon inattendue. L’incidence des décès par mort subite en psychiatrie semble en augmentation depuis plusieurs décennies (elle est passée de 7 pour 100 000 entre 1984 et 1998 à 125 pour 100 000 entre 2005 et 2009 dans un établissement de psychiatrie de New-York)[4]. Une part importante de ces décès reste inexpliquée, y compris parfois après une autopsie.
Différentes hypothèses ont été émises pour expliquer la surmortalité chez les patients atteints de troubles psychiatriques : des hypothèses psychosociales (anamnèse difficile, signes d’alerte pouvant être masqués, manque d’intérêt des psychiatres pour la santé somatique, stigmatisation des patients psychiatriques par les somaticiens…) et des hypothèses biopsychologiques (effet des médications psychotropes sur l’axe hypothalamo-hypophysaire, déplétion immunitaire observée après un état aigu…). Il est certain que la présence d’une affection psychiatrique n’empêche pas la présence simultanée d’affections physiques. On estime ainsi que plus de 75% des patients atteints de troubles psychiatriques présentent une affection somatique significative[5].
Selon Vaille et al, l’étude des morts subites chez les patients atteints de schizophrénie met en évidence diverses étiologies : les décès liés au stress, les morts subites d’origine cardiovasculaire (souvent suite à un allongement de l’intervalle QT), et celles d’origine non cardio-vasculaire (fausse route et asphyxie, embolie pulmonaire, épilepsie, occlusion intestinale). Le rôle des médicaments psychotropes, souvent évoqué, reste difficile à mettre en évidence[6]. Dans l’étude menée par Manu et al, la prise de psychotropes (quelle que soit la classe) n’apparait pas comme un facteur de risques de survenue d’un décès inexpliqué, au contraire de la présence d’une comorbidité par diabète et/ou dyslipidémie[7].
Les potentielles causes des décès inexpliqués en psychiatrie peuvent ainsi être très variées :
- Troubles du rythme cardiaque favorisés par la prise de psychotropes,
- Accidents thrombo-emboliques favorisés par la diminution de la mobilité (en particulier en cas de contention-isolement) et la prise de médicaments psychotropes,
- Effets indésirables dus à des médicaments, notamment les neuroleptiques (syndrome malin des neuroleptiques),
- Troubles digestifs graves (syndromes occlusifs, iléus…) favorisés par une hygiène de vie défaillante, la prise de médicaments psychotropes ou le sevrage en nicotine,
- Mort subite inattendue et inexpliquée en lien avec l’épilepsie,
[1] Harris E, Barraclough B. Excess mortality of mental disorder. Br J Psychiatry 1998;173:11-53.
[2] Lawrence D, Kisely S, Pais J. The Epidemiology of Excess Mortality in People with Mental Illness. Can J Psychiatry, 2010;55;752-60.
[3] Charrel CL, Plancke L, Defromont L, Génin M, Vaiva G, Danel T. La mortalité des patients souffrant de troubles psychiques. Psy. Brèves, brèves, Fédération régionale de Recherche en santé mentale Nord – Pas-de-Calais édition ; 2013.
[4] Manu P, Kane JM, Correll CU. Sudden Deaths in Psychiatric Patients. J Clin Psychiatry 2011;72:936–41.
[5] Corten P. La maladie mentale ne tue pas ? Une étude épidémiologique sur la mortalité naturelle des patients hospitalisés en psychiatrie. Université Libre de Bruxelles – École de Santé Publique ; 2002.
[6] Vaille C, Vedie C, Azorin JM. Mort subite, antipsychotiques et schizophrénie. Annales Médico-Psychologiques 2011;169:269-79.
[7] Manu P, Kane JM, Correll CU. Sudden Deaths in Psychiatric Patients. J Clin Psychiatry 2011;72:936–41.
Objectif(s)
Ce document a pour objectif d’aider à la mise en place d’une analyse approfondie des causes suite à la survenue d’un décès inattendu et dont l’origine est inexpliquée, notamment en psychiatrie.
La méthode d’analyse approfondie des causes reste basée sur l’utilisation de méthodes connues, comme par exemple la méthode ALARM, mais les éléments abordés dans ce document peuvent être utilisés en complément, afin d’envisager les différentes causes possibles du décès, même si celles-ci ne sont pas connues.
Les questions suivantes sont à poser à l’équipe ayant pris en charge le patient ; elles peuvent être abordées lors de la séance d’analyse, ou envoyées préalablement à l’équipe. Il n’est pas attendu une réponse précise pour chaque élément. Les problématiques identifiées, pouvant conduire à la mise en place d’une action d’amélioration, peuvent faire l’objet d’un commentaire.
Elles explorent :
- Les recherches sur la cause du décès
- Les recherches sur les potentiels facteurs déclencheurs
- Les recherches sur les barrières d’atténuation/récupération
Modalités de création
Ce document est élaboré et promu dans le cadre des travaux de la FORAP (www.forap.fr)

Modalités d'utilisation
Ce questionnaire permet une analyse complémentaire à réaliser préférentiellement de manière pluridisciplinaire.
Les problématiques identifiées pourront ainsi vous aider à envisager les différentes causes possibles du décès. Elles peuvent vous permettre également de définir les potentiels facteurs déclencheurs et vous amener ainsi à une recherche de barrières d’atténuation et de récupération.
Modalités d'accès
Si vous souhaitez vous l’approprier il est disponible sur demande par mail auprès de QualiREL Santé : contact@qualirelsante.com
