Créé le 19 juin 2017, modifié le 23 juillet 2019
Contexte lié à l'outil
Contexte national
L’évaluation des pratiques professionnelles (EPP) fait partie intégrante de toute démarche qualité, et à ce titre, a été prise en compte par la Haute Autorité de santé (HAS) dès la seconde itération de la certification des établissements de santé (V2).
L’EPP se définie comme « l’analyse de la pratique professionnelle en référence à des recommandations et selon une méthode validée comportant la mise en œuvre et le suivi d’actions d’amélioration des pratiques. » (HAS) « Ces pratiques concernent les activités diagnostiques, thérapeutiques ou préventives. » (HAS) « L’évaluation n’est pas une fin en soi, et le constat d’écart entre la pratique réelle et la bonne pratique doit conduire à la mise en œuvre d’actions d’amélioration. » (HAS)
Au plan de l’efficacité, des études ont montré que l’utilisation des recommandations de pratiques améliore le service médical rendu au patient (Renders, 2004).
Contexte régional
Dans le cadre des missions qui lui incombent (amélioration de la qualité et de la sécurité des soins), QualiREL Santé souhaite promouvoir l’EPP auprès des établissements de santé et médico-sociaux de la région Pays de la Loire en leur apportant un appui à la fois en termes de conception et de mise en œuvre de ces démarches.
Objectif(s)
La Box’EPP vise à mettre à disposition des professionnels de santé une base de données partagées en vue de :
- Valoriser les dynamiques mises en place au sein des établissements
- Connaître les thématiques d’EPP déjà effectuées dans les autres établissements
- Favoriser le partage de conseils sur les moyens de mise en œuvre et les apports de chaque méthode
Modalités de création
Ce répertoire est issu d’un recensement des démarches d’EPP à l’échelle de la région Pays de la Loire, engagées au sein d’établissements de santé et médico-sociaux, reposant sur le principe du volontariat. Ces démarches d’EPP font l’objet d’une relecture critique par un comité de relecture, composé de professionnels de QualiREL Santé, de l’OMEDIT Pays de la Loire et du CPIAS Pays de la Loire, avant de pouvoir être diffusées auprès des établissements de la région.
Description
Cet outil est un répertoire des démarches d’EPP réalisées ou en cours de réalisation dans la région Pays de la Loire.
Les démarches d’EPP présentées sont classées en fonction des thématiques de la HAS, afin d’en faciliter l’accès pour les établissements intéressés.
Une fiche descriptive standardisée est proposée pour chaque démarche d’EPP, comprenant les informations suivantes :
- Type de démarche
- Établissement (et département)
- Service(s) ou secteur(s) concerné(s)
- Date de début
- Objectif(s)
- Méthodologie
- Retombée(s) observée(s), si applicable
- Difficultés rencontrée(s), si applicable
- Coordonnées du référent, dans l’optique d’obtenir davantage d’informations

Modalités d'utilisation
Ce répertoire peut être consulté par les établissements souhaitant mettre en place une démarche d’EPP, afin de pouvoir :
- Bénéficier de conseils sur les méthodes et les outils développés par d’autres établissements
- Accéder aux outils utilisés
Modalités d'accès
Cet outil est disponible (accès restreint : uniquement pour les établissements adhérents de l’association) ci-dessous au format .pdf.
Liste des fichiers à télécharger
Documents à télécharger
Créé le 12 juin 2017, modifié le 12 avril 2018
Contexte lié à l'outil
- Emergence de la problématique de gestion de crise : déploiement des démarches de gestion de crise
- Nécessité de tester le dispositif de gestion de crises mis en place au sein des établissements (plan blanc, plan bleu, plan de sécurisation de l’établissement…)
- Importance de disposer d’un système de gestion de crise opérationnel et efficient
- Difficulté de mise en œuvre de cet exercice
Objectif(s)
Améliorer l’efficience du système de gestion de crise des établissements en leur proposant des outils permettant d’expérimenter leurs dispositifs.
Modalités de création
- Présenter le projet aux divers établissements volontaires
Présentation du projet par mail auprès des établissements adhérents du réseau et des attentes relatives aux modalités du contenu - Mettre en place le groupe de travail
Appel à candidature auprès des adhérents afin de recruter des professionnels de santé volontaires pour participer au groupe de travail
Réunion de lancement du projet - Créer les outils
Mise en œuvre des réunions de travail :
Découpage des principales étapes des dispositifs à tester (plan blanc, plan bleu…)
Choix pour déterminer les situations à traiter pour chaque étape (incendie, suicide d’un employé, coupure électrique, catastrophe naturelle…)
Proposition de scénarios de tests
Organisation des expérimentations (calendrier, choix des étapes / scénarios à tester, choix des établissements volontaires)
Construction du kit outils - Expérimenter les dispositifs
Expérimentation des dispositifs grâce au kit outils réalisé dans des établissements volontaires et évaluation de l’expérimentation
Corrections, amélioration et validation du kit outils créé
Mise en ligne et promotion du kit outils sur le site internet du réseau Qualirel Santé
Description
Kit outils comprenant :
- Guide sur les fondamentaux : Rappel de la réglementation et description des étapes
- Outil Excel : Évaluation du dispositif de gestion de crise
- Banque de scénarios
- Livret de fiches-types
- Annexes : Retour d’expérience, modèles compte-rendu…
Modalités d'accès
- Télécharger le (ou les) outil(s)
- Diffuser le (ou les) outil(s) au sein de votre établissement
Liste des fichiers à télécharger
Créé le 10 octobre 2018, modifié le 31 mars 2025
Résumé
Dans les suites des différentes mesures de la culture sécurité* menées en France auprès des établissements de santé, QualiREL Santé, dans le cadre des travaux de la FORAP, a participé en 2015 à une mesure inter-régionale de la culture de sécurité des soins et en 2023 à l’enquête nationale menée auprès des établissements de santé.
Enjeu majeur pour les établissements de santé et structure médico-sociales, le développement de la culture sécurité nécessite une combinaison d’interventions et de modifications des pratiques.
De nombreux outils de sécurisation des soins sont disponibles :
- Réunion avant action ou « Briefing »,
- Réunion au décours d’une action « Débriefing »,
- Autocontrôle,
- Liste des actions à effectuer,
- Check-List,
- Communication sécurisée,
- Gestion des interruptions de tâches,
- etc.
Toutefois, les obstacles à leur mise en œuvre sont nombreux :
- Freins culturels (origine anglo-saxonne des outils ),
- Culture d’autonomie de certains professionnels,
- Formation initiale des professionnels insuffisante en matière d’organisation des soins, de culture de sécurité et de mesure de résultat,
- Absence de guidelines ou de repères pour la mise en œuvre sur le terrain.
QualiREL Santé accompagne les structures et professionnels souhaitant améliorer leurs pratiques en faveur de la sécurité des soins.
Cette page est dédiée à la promotion de ces outils et le partage d’expériences des établissements. Vous trouverez ci-dessous des fiches synthétiques de présentation de différentes solutions ainsi qu’un panel de fiches REX élaborées à partir du partage des structures et professionnels.
Afin d’assurer la promotion de ces démarches, QualiREL Santé développe des vidéos-synthèses permettant d’illustrer de façon concrète la mise en œuvre des solutions par les professionnels de santé.
*la culture de sécurité des soins (CS) désigne un ensemble cohérent et intégré de comportements individuels et organisationnels, fondé sur des croyances et les valeurs partagées, qui cherche continuellement à réduire les dommages aux patients, lesquels peuvent être liés aux soins.
Fiches de présentation des outils
- Fiches de présentation des outils
Fiches et vidéos de retour d'expérience
- Fiches de retour d’expérience
- Retour d’expériences vidéos
- Check-list sortie d’hospitalisation > 24 h
- SAED
Mots clés(s)
Modifié le 31 mars 2025
Contexte lié à l'outil
La prise en compte de l’expérience patient fait partie d’un axe fort de QualiREL Santé depuis 2010. De nombreux projets et ressources entrepris par la Structure Régionale d’Appui à la Qualité et la Sécurité des Soins ont été réalisés en concertation avec les patients, les usagers et leurs représentants : promotion de la bientraitance, projet de recherche EHPAGE, jeu pédagogique « Evaluer Avec les Usagers », bandes dessinées « histoires de patients », conseil scientifique…
Fort de ces expériences et de la maturité de collaboration, nous avons souhaité rassembler les usagers, leurs représentants et les professionnels des établissements au sein d’une communauté de pratiques intitulée « partenariat usagers et professionnels ». Mise en place en 2018, ses objectifs principaux sont de développer les échanges et le niveau d’expertise et de co-construire des outils en faveur du partenariat usagers-professionnels.
Objectif(s)
L’objectif de ses ressources est de contribuer à la compréhension par les patients, des enjeux et de leur rôle sur les questions de qualité des soins et de sécurité des patients.
Modalités de création
Tous les supports ont été élaborés par la communauté de pratiques « partenariat usagers et professionnels » avec le soutien d’une infographiste pour la création visuelle.
Description
- Une affiche au format A3 « Ici, j’ai un rôle essentiel dans mes soins ! » (et version FALC)
- Un dépliant recto/verso au format A4 détaillant les messages de l’affiche avec des exemples et des consignes (et version FALC)
- Un flyer recto/verso au format A5 « votre sécurité des soins : tous concernés, tous responsables ! »
Liste des documents à télécharger
Créé le 18 juillet 2022
Contexte lié à l'outil
De nombreuses études ont montré que les personnes présentant des troubles mentaux décédaient plus que la population générale. Deux méta-analyses réalisées en 1998 par Harris[1] et en 2010 par Lawrence[2] recensent respectivement 152 et 85 articles rapportant une surmortalité chez ces patients. En France, une étude menée par Charrel et al. montre que les patients hospitalisés en psychiatrie ont 4 fois plus de risques de décéder que la population générale (et un risque presque 14 fois plus élevés chez les 18-34 ans)[3]. Cette étude montre que les causes des décès sont variées. Les causes externes (suicides, accidents…) sont à l’origine d’environ un tiers des décès, avec une part plus importante chez les sujets jeunes. Mais les décès de cause « naturelle » représentent environ 60% des décès observés, avec là aussi un risque de décès majoré par rapport à la population générale.
Parmi ces décès, une part importante est en lien avec une mort subite : mort naturelle survenant de façon inattendue. L’incidence des décès par mort subite en psychiatrie semble en augmentation depuis plusieurs décennies (elle est passée de 7 pour 100 000 entre 1984 et 1998 à 125 pour 100 000 entre 2005 et 2009 dans un établissement de psychiatrie de New-York)[4]. Une part importante de ces décès reste inexpliquée, y compris parfois après une autopsie.
Différentes hypothèses ont été émises pour expliquer la surmortalité chez les patients atteints de troubles psychiatriques : des hypothèses psychosociales (anamnèse difficile, signes d’alerte pouvant être masqués, manque d’intérêt des psychiatres pour la santé somatique, stigmatisation des patients psychiatriques par les somaticiens…) et des hypothèses biopsychologiques (effet des médications psychotropes sur l’axe hypothalamo-hypophysaire, déplétion immunitaire observée après un état aigu…). Il est certain que la présence d’une affection psychiatrique n’empêche pas la présence simultanée d’affections physiques. On estime ainsi que plus de 75% des patients atteints de troubles psychiatriques présentent une affection somatique significative[5].
Selon Vaille et al, l’étude des morts subites chez les patients atteints de schizophrénie met en évidence diverses étiologies : les décès liés au stress, les morts subites d’origine cardiovasculaire (souvent suite à un allongement de l’intervalle QT), et celles d’origine non cardio-vasculaire (fausse route et asphyxie, embolie pulmonaire, épilepsie, occlusion intestinale). Le rôle des médicaments psychotropes, souvent évoqué, reste difficile à mettre en évidence[6]. Dans l’étude menée par Manu et al, la prise de psychotropes (quelle que soit la classe) n’apparait pas comme un facteur de risques de survenue d’un décès inexpliqué, au contraire de la présence d’une comorbidité par diabète et/ou dyslipidémie[7].
Les potentielles causes des décès inexpliqués en psychiatrie peuvent ainsi être très variées :
- Troubles du rythme cardiaque favorisés par la prise de psychotropes,
- Accidents thrombo-emboliques favorisés par la diminution de la mobilité (en particulier en cas de contention-isolement) et la prise de médicaments psychotropes,
- Effets indésirables dus à des médicaments, notamment les neuroleptiques (syndrome malin des neuroleptiques),
- Troubles digestifs graves (syndromes occlusifs, iléus…) favorisés par une hygiène de vie défaillante, la prise de médicaments psychotropes ou le sevrage en nicotine,
- Mort subite inattendue et inexpliquée en lien avec l’épilepsie,
[1] Harris E, Barraclough B. Excess mortality of mental disorder. Br J Psychiatry 1998;173:11-53.
[2] Lawrence D, Kisely S, Pais J. The Epidemiology of Excess Mortality in People with Mental Illness. Can J Psychiatry, 2010;55;752-60.
[3] Charrel CL, Plancke L, Defromont L, Génin M, Vaiva G, Danel T. La mortalité des patients souffrant de troubles psychiques. Psy. Brèves, brèves, Fédération régionale de Recherche en santé mentale Nord – Pas-de-Calais édition ; 2013.
[4] Manu P, Kane JM, Correll CU. Sudden Deaths in Psychiatric Patients. J Clin Psychiatry 2011;72:936–41.
[5] Corten P. La maladie mentale ne tue pas ? Une étude épidémiologique sur la mortalité naturelle des patients hospitalisés en psychiatrie. Université Libre de Bruxelles – École de Santé Publique ; 2002.
[6] Vaille C, Vedie C, Azorin JM. Mort subite, antipsychotiques et schizophrénie. Annales Médico-Psychologiques 2011;169:269-79.
[7] Manu P, Kane JM, Correll CU. Sudden Deaths in Psychiatric Patients. J Clin Psychiatry 2011;72:936–41.
Objectif(s)
Ce document a pour objectif d’aider à la mise en place d’une analyse approfondie des causes suite à la survenue d’un décès inattendu et dont l’origine est inexpliquée, notamment en psychiatrie.
La méthode d’analyse approfondie des causes reste basée sur l’utilisation de méthodes connues, comme par exemple la méthode ALARM, mais les éléments abordés dans ce document peuvent être utilisés en complément, afin d’envisager les différentes causes possibles du décès, même si celles-ci ne sont pas connues.
Les questions suivantes sont à poser à l’équipe ayant pris en charge le patient ; elles peuvent être abordées lors de la séance d’analyse, ou envoyées préalablement à l’équipe. Il n’est pas attendu une réponse précise pour chaque élément. Les problématiques identifiées, pouvant conduire à la mise en place d’une action d’amélioration, peuvent faire l’objet d’un commentaire.
Elles explorent :
- Les recherches sur la cause du décès
- Les recherches sur les potentiels facteurs déclencheurs
- Les recherches sur les barrières d’atténuation/récupération
Modalités de création
Ce document est élaboré et promu dans le cadre des travaux de la FORAP (www.forap.fr)

Modalités d'utilisation
Ce questionnaire permet une analyse complémentaire à réaliser préférentiellement de manière pluridisciplinaire.
Les problématiques identifiées pourront ainsi vous aider à envisager les différentes causes possibles du décès. Elles peuvent vous permettre également de définir les potentiels facteurs déclencheurs et vous amener ainsi à une recherche de barrières d’atténuation et de récupération.
Modalités d'accès
Si vous souhaitez vous l’approprier il est disponible sur demande par mail auprès de QualiREL Santé : contact@qualirelsante.com
